Heraklion, centre-ville

Ville de Héraklion, en Crète

Aperçu historique

Plan de ville de Heraklion
A voir : fortifications et fort vénitiens. Eglise Saint Marc et St Tite. Loggia, fontaines vénitiennes et fontaine turque. Tombe de Kazantzakis. Port et arsenaux. Musée archéologique, musée historique et ethnographique.

Heraklion, carte
Heraklion, carte

L’histoire de la ville d’Héraklion (Iraklio), est un concentré d’histoire du bassin méditerranéen. Possession byzantine jusqu’en 824. Des arabes Sarazins jusqu’en 961. De nouveau, byzantine jusqu’en 1204 avec l’arrivée des Croisés. Cession de l’île de Crète aux vénitiens qui l’ont gardé jusqu’en 1669.

El Greco, peintre d'origine crétoise
“Le gentilhomme, la main sur la poitrine”. El Greco, né à Héraklion

Et enfin possession ottomane jusqu’en 1898 avant le retour dans le giron grec. Et tout ceci, bien sûr après des guerres et des massacres sur un fond de guerres de religion.

Il faut ajouter toutefois, que pendant les 250 ans d’occupation vénitienne, Héraklion ou plutôt Candia, du nom vénitien de la ville, elle devient le centre de la vie politique, économique et artistique de l’île. Les arts, l’architecture et la littérature ont connu un essor remarquable. 

Les principales personnalités artistiques crétoises de Candia étaient le peintre Michael Damaskinos (le meilleur représentant de l’école crétoise en matière d’iconographie) et Dominicos Theotokopoulos, ou El Greco. Déjà peintre célèbre lorsqu’il quitta sa ville natale pour travailler en Europe.

La forteresse vénitienne

Heraklion, Crete
Héraklion, Crète. Vieux port et fortifications

Le monument le plus impressionnant d’Héraklion, ce sont ses murs vénitiens de la ville et le fort (Koules) qui gardait l’entrée du port.

La forteresse vénitienne Rocca al Mare se dresse fièrement à l’extrémité nord du port. Elle a été construite au milieu du 13e siècle, mais a été détruite lors du tremblement de terre de 1303. Le bâtiment que vous voyez aujourd’hui a été construit en 1523, comme en témoigne l’inscription au-dessus de son entrée.

Arrêtez-vous un instant sur son rempart sud-ouest, le rempart Martinego, comme l’appelaient les Vénitiens, devant la tombe où repose Nikos Kazantzakis, l’un des plus grands écrivains grecs, connu dans le monde entier notamment pour son roman “Vie et mœurs d’Alexis Zorba”. Les mots suivants sont gravés sur la colonne de sa pierre tombale : “Je n’espère rien, je ne crains rien, je suis libre”

Promenade dans la vieille ville

Héraklion, fontaine Morosini
Héraklion, fontaine Morosini

La place Eleftheriou Venizelou, que les habitants appellent Liondaria (Lions), est le meilleur point de départ pour visiter la ville. Au centre de cette petite place triangulaire, la fontaine Morosini. Elle a été construite en 1628 par le gouverneur vénitien de la ville, Francisco Morosini et a été conservée dans sa localisation d’origine.

C’est le cœur de la ville et un lieu de rendez-vous et de rencontres. La plupart des magasins autour de la place sont des pâtisseries, des cafés et des petits bars fréquentés par les jeunes. A déguster la spécialité bougatsa (tarte sucrée) au café “Kirkor”.

Héraklion, Loggia vénitienne
Héraklion, Loggia vénitienne

Juste en face de la place se trouve la Loggia, la Société des nobles vénitiens, qui a été restaurée et abrite aujourd’hui la salle du conseil de l’hôtel de ville.

L’église Saint-Marc, construite en 1239, c’est-à-dire dans les toutes premières années de la domination vénitienne. Le saint patron des Vénitiens possédait à Candia une église très élégante, ornée de fresques remarquables. 

Les Turcs les ont ,bien sûr, détruites en transformant l’édifice en mosquée. Mais en 1915, le nouveau propriétaire, la ville d’Héraklion l’a restaurée dans sa forme d’origine. Aujourd’hui, cet édifice sert de salle d’exposition et de réception.

Héraklion, église saint Tite
Héraklion, église saint Tite

Derrière l’hôtel de ville se trouve une jolie place pavée, au centre de laquelle se trouve l’église de Saint Tite. A l’origine l’église fût construite au 10e siècle par les byzantins. Lorsque les Vénitiens sont arrivés, ils l’ont transformée en cathédrale catholique. Jusqu’en 1670, date à laquelle les Turcs, nouveaux occupants, l’ont transformée en mosquée. Ceci  jusqu’en 1923, date à laquelle elle passa à nouveau aux mains des grecs et où toutes les modifications musulmanes furent supprimées.

Musées

En face de la place de la fontaine Morosini, se trouve la rue piétonne Daedalus. Cette rue piétonne se termine sur la Plateia Eleftherias (Place de la Liberté) où se trouve le musée archéologique d’Héraklion.

Héraklion, musée archéologique
Héraklion, musée archéologique

Il a été rénové récemment et abrite les trésors de la civilisation minoenne. A visiter absolument !

Le musée d’histoire est installé dans une magnifique maison néoclassique offerte à cette fin en 1952 par Andreas Kalokerinos, un riche et distingué Irakliote. Ce musée exceptionnel est un trésor d’objets d’art historiques extrêmement précieux, qui sont exposés dans de belles vitrines avec un éclairage correct et de nombreuses plaques explicatives en grec et en anglais.

Héraklion, fontaine vénitienne et turque
Héraklion, fontaine vénitienne et turque, côte à côte

Vous ferez ici un passionnant voyage à travers l’histoire, des premières années byzantines en Crète (330 apr. J.-C.) à la Seconde Guerre mondiale.

Sur la même place, on peut voir l’église de Saint Minas, volumineuse et peu gracieuse, qui est le siège du diocèse de Crète. Elle a été construite à la fin du siècle dernier et on dit qu’elle peut accueillir 8 000 personnes.

A la place Vitzentzou Kornarou vous pouvez y boire de l’eau à la plus ancienne fontaine d’Héraklion, la célèbre fontaine Bembo. Une œuvre de l’architecte vénitien Gian Matteo Bembo en 1588, dans laquelle est encastrée une statue sans tête de l’époque romaine. C’est la première fois que les habitants d’Héraklion ont vu de l’eau courante dans la ville, ce qui souligne la valeur de la fontaine.

Si vous préférez un café ou une boisson rafraîchissante, vous trouverez, à côté, une fontaine turque monumentale qui a été transformée en buvette !

(voir notre page: carte région de Héraklion). (Pour les déplacements en bus, voir KTEL)

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