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Géographie

D’une supérficie se 8 300 km², la Crète est la plus grande île de Grèce (voir carte de Grèce), et la 5e île de la Méditerranée après la Sicile, la Sardaigne, Chypre et la Corse. Elle est située au centre de la Méditerranée, à égale distance des trois continents, Asie, Europe et Afrique. Elle s’étire sur 250 km en longueur et 60 en largeur maximum.

Si les distances sont relativement courtes,  il faut minimum 5-6 heures pour parcourir l’île d’Est en Ouest (voir tableau de distances-Crète-Héraklion et distances-Crète-Chania), et en empruntant le seul axe disponible, celui du nord.  Quelques tronçons d’autoroute, mais surtout des trois voies.  Les transversales Nord-Sud, qui  traversent souvent des régions montagneuses, sont très belles mais il ne faut pas être pressé.

Les villes principales sont: Héraklion (capitale administrative, aéroport et port), La Canée (Chania ou Hania, aéroport et port), Rethymnon (port) et Agios Nikolaos (port). On compte 600 000 habitants. (et … 35 millions d’oliviers !)

Quand visiter la Crète

La Crète est l’île  la plus ensoleillée de Grèce (plus de 300 jours de soleil par an). Le climat  est agréable toute l’année . L’hiver est doux avec des orages passagers.

La période idéale pour s’y rendre commence avec l’installation du beau temps en avril (le printemps en Crète). A cette saison, prévoyez quand même une petite laine car le soir on appréciera sa chaleur. La saison touristique commence à Pâques et ne se termine que fin octobre.

Les mois de mai et de juin sont très séduisants ;  l’île fleurie, offre un large éventail de parfums et de senteurs. Ces mois sont les plus propices aux balades ou randonnées en bord de mer ou en moyenne altitude. Les mois de juillet et août sont évidemment fort chauds mais grâce à un  petit vent qui souffle souvent, la chaleur n’est jamais accablante.

Septembre est un mois plaisant ; la plupart des visiteurs ont  quitté l’île, il fait toujours beau et l’eau de la mer est encore chaude. En octobre, les journées sont encore très agréables, on se baigne toujours et pour les soirs un petit pull suffira.

Langue de communication

Si vous n’avez pas la chance de parler le grec, l’anglais de base suffira. Le français est malheureusement en perte de vitesse, comme un peu partout dans le monde. Il y a encore quarante ans, le français était synonyme de culture et de distinction. Aujourd’hui les crétois éprouvent toujours une sympathie certaine pour la France et les français. Enfin, il faut noter qu’ici les gens se définissent d’abord comme étant des « crétois » et ensuite des « grecs ». Ça vous rappelle quelque chose ?.

Religion et traditions

Les crétois sont très attachés à leurs traditions et leur religion (ils sont chrétiens orthodoxes à presque 100%). Évitez donc le comportement d’un « entomologiste » ou d’un « japonais » avec les téléphones et les photos. Soyez respectueux et discrets. Les femmes doivent porter une tenue bien décente pour les visites des monastères et églises. Les hommes également doivent éviter les visites en tenue de plage (si, si, je l’ai déjà vu !) ou en short.

Les principales fêtes religieuses orthodoxes sont:

Noël. Fête dans la chaleur familiale, réunissant toutes les générations au sein d’une famille au sens large, ,agrémentée d’une cuisine traditionnelle aux odeurs, parfuns, goûts d’antan.
Pâques. La fête religieuse crétoise et grecque par excellence. Ici, la laïcité n’est pas une valeur de la République, même si le progrès aidant …, les fêtes religieuses prennent de plus en plus un caractère laïc. Tout commence le mercredi des cendres (Kathari Deftera), qui est la fête de célébration du début du Carême, c’est à dire d’une période de 40 jours de jeûne avant Pâques. Durant la semaine qui précède le Dimanche de Pâques, que l’on appelle « Megali Ebdomada » c.à.d « Semaine Sainte », la vie crétoise bat au rythme de la Passion du Christ, en suivant les messes quotidiennes – matin et soir – retransmises par les hauts parleurs de nombreuses églises, situées au centre des villages et villes. Presque tout le monde va à la messe de minuit, le samedi soir, et les fidèles illuminent leurs grands cierges de la « Lumière Sainte » qu’ils ramènent ensuite à la maison. Le festin, peut alors commencer, après les 40 jours de jeûne. Le jour de Pâques, la tradition est de faire un agneau en broche, l’occasion d’un repas exceptionnel, bien arrosé et en musique, pour fêter la résurrection du Christ et l’arrivée du printemps. Le villes et les campagnes crétoises, en plein milieu de printemps, vibrent aux sons des musiques traditionnelles, enivrées par les odeurs du méchoui et les vapeurs des vins locaux.
La dormition de la Vierge Marie, célébrée le 15 Août, autre grande fête Orthodoxe qui marque aussi le debut de la fin des vacances estivales. Après le 15 août les athéniens, ayant passé leurs vacances sur les lieux de leurs origines, retournent à leurs occupations citadines.
Le jour de fête du Saint patron de chaque ville et village (la fête du saint de la paroisse, ou fête votive, au sud de la France), en dehors de l’inévitable messe, on organise la veille,  sur la place du village, qui, en réalité, recouvre la terrasse d’un café ou d’un restaurant, et la route qui, parfois, la traverse…, un repas traditionnel, bien arrosé, réunissant tous les villageois autour d’un orchestre de musique crétoise et se termine par des chants et des danses.

Au restaurant

Comme les anglais, les scandinaves et les allemands sont majoritaires parmi les touristes occidentaux en Grèce (les français n’arrivent qu’en 3e ou 4e position, selon l’année), à certains endroits, les cartes de restaurants sont tellement adaptées à la clientèle dominante, que la langue de Molière ne suffit pas à faire connaissance avec le régime crétois. Pour une population locale de 600 000 habitants, la Crète a accueilli en 2016 plus de 4,5 millions de visiteurs qui ont dépensé 3 milliards €, ce qui revient à un revenu de 5 000€/habitant ! D’un côté, c’est une manne, mais heureusement qu’ils ne viennent pas tous en même temps …
En général évitez les endroits trop touristiques et visitez les cuisines quand on vous invite à le faire pour choisir « de visu ». Ici on commande tous les plats en même temps, parmi les viandes choisissez l’agneau qu’on élève en Crète; le poisson frais est rare et parfois cher, du fait qu’il faut aller de plus en plus loin pour le pêcher et que les amateurs ne manquent pas en été. Le « vin du patron » en pichet est en général excellent et surtout soyez curieux et goûtez tous les plats. Le plat « national » est le riz pilaf (riz cuit dans le jus d’une vielle poularde ou de l’agneau des garrigues, et servi avec cette viande) qu’on peut déguster les jours de fête chez les crétois à condition d’y être invité !
Au restaurant ou à la taverne (ne cherchez pas à trouver une différence sauf pour les restaurant de luxe, mais vous, vous n’allez pas en Crète pour ça …) on peut avoir un repas complet à partir de 12 €. Ici, on ne réserve pas une table, on déjeune entre 13 et 15h mais la restauration est possible à toute heure de la journée. A ne pas oublier le pourboire …

Au bistrot

Chaque village a au moins un bistrot, lieu de rencontres, de détente et de palabres mais fréquenté que par les hommes… Souvent, même dans les petits villages, on y rencontre deux, fréquentés par les hommes d’après leurs affinités ou, jusqu’à une date récente, d’après leur philosophie politique. Vous y rencontrerez surtout des  hommes, jouant aux cartes, au « Tavli » (Backgammon) ou taquinant le « komboloï » (une sorte de chapelet, qui, pour les crétois, et les grecs en général, n’est pas un objet de piété, mais en faisant glisser entre les doigts les grains d’ambre enfilés dans un collier, on occupe les mains et parfois on accompagne des pensées plus ou moins profondes…).
Aux heures les plus chaudes de la journée, entre 14 h et 17h, beaucoup de magasins ferment, et beaucoup de crétois font la sieste. Les visites de l’après midi commencent après 17 heures et se prolongent tard dans la soirée. Encore aujourd’hui, le bistrot du village est en même temps une épicerie, un centre de diffusion des informations venant d’Organismes divers mais aussi un distributeur de courrier. En dehors du café grec, vous pouvez boire un bon Nescafé frappé glacé, bien désaltérant, ou déguster le schnaps local, la Tsikoudia ou Raki. Attention, ne levez pas trop le coude si vous n’avez pas l’habitude.

A l’hôtel
Mis à part certains sites qui, en été, deviennent très touristiques, et ceci surtout entre le 15 juillet et 15 août, le taux moyen d’occupation des chambres n’est jamais au maximum. En d’autres termes, vous ne risquez pas de dormir à la belle étoile sauf si vous le souhaitez, ce qui peut d’ailleurs être un beau projet. Mis à part les hôtels classiques, vous y trouverez des chambres d’hôte, que l’on appelle « domatia », désignés souvent l’anglais par « rooms to rent ». Ce type d’hébérgement « chez l’habitant » est très prisé par certains, pour le climat de sympathie et d’hospitalité crétoise qu’il génère. C’est souvent spartiate, mais propre et bon marché. En basse saison, vous pouvez discuter le prix sans offenser le propriétaire.

En général, tous les logements à louer sont habilités à l’être et inspectés par les autorités touristiques et les prix doivent être affichés. Par ailleurs il faut signaler que la plupart de petits hôtels ou pensions ne sont pas chauffés. Vous me direz c’est normal dans un pays au climat tempéré comme la Crète. Seulement le problème peut se poser en debut de saison, au mois d’avril notamment ou parfois les nuits sont frisquettes! Prévoyez un petit pull et rapprochez les corps … Par ailleurs, en Crète il ya une quinzaine de campings et trois auberges de jeunesse, à Heraklion, Rethymnon et Plakias. 

(Rédacteur: Nikos Papadogeorgakis / Degeorges Nicolas)

A voir, à visiter

Les conseils du rédacteur

Si vous allez en Crète, en haute saison, pendant les mois de juillet et août, réservez vos places d’avion, plusieurs mois à l’avance, sinon vous ne pourriez pas choisir les dates de votre vol et trouver un logement qui répond exactement à vos goûts. Il faut ajouter que si vous avez l’âme d’un routard, vous pouvez même en haute saison trouver un logement correct sur place. Le taux d’occupation, même aux mois de juillet – août n’atteint jamais le plafon.
Si vous passez par Héraklion, visitez son musée archéologique et le site proche de Knossos, en intégrant de préférence un groupe avec guide pour mieux comprendre cette illustre civilisation minoenne. En ce qui concerne la durée de séjour, l’idéal serait d’y passer deux semaines, une à l’est et l’autre à l’ouest. Sinon, en une semaine il faudra faire un choix entre les sites à visiter. (voir notre page « visite guidée »). Si j’avais à choisir parmi mes endroits préférés, j’aurais cité; Loutro, Kato Zakros, Chania, Samaria, Rethymnon…

A ne pas manquer (voir détails de la « visite guidée », à travers la carte de la Crète)

Héraklion (Iraklio, Candie):
Capitale administrative de la Crète, et cinquème ville de la Grèce de par sa population, Héraklion est une ville sans charme par opposition à Rethymnon et surtout à La Canée (Chania ou Hania). Son aéroport, « Nikos Kazantzakis« , situé au centre de l’ile, est une plaque tournante du tourisme local. Sur les 15 millions de touristes qui arrivent en Grèce uniquement par avion, 5 millions atterrissent à Héraklion. A voir absolument le tout nouveau  musée Archéologique de Héraklion, qui présente une collection époustouflante d’art minoen.

Knossos (Cnossos): En 1900, l’archéologue britannique sir Arthur Evans, a mis en évidence les ruines du palais minoen, un prodigieux palais, d’une civilisation brillante qui a rayonné entre 2 800 et 1 450 av. J.-C.  Elle évoque les mythes du roi Minos, du labyrinthe, du Minotaure, de Dédale, Icare…  De préférence, visiter le site de Knossos tôt le matin ou en fin d’après-midi, notamment pendant les mois de juillet et août, à cause de la chaleur. Intégrez un groupe avec guide, c’est peu couteux et le voyage dans le temps sera garanti, sauf si vous êtes déjà un fin connaisseur de la civilisation minoenne…

Plateau de Lassithi:
A plus de 800 m d’altitude, le plateau de Lassithi, encastré dans les montagnes, a été autrefois célèbre pour ses 10 000 éoliennes qui irriguaient les cultures et assuraient l’approvisionement en eau. Aujourd’hui, le… progrès aidant, elles sont remplacées par des pompes à moteur. Néanmoins, le plateau offre toujours des scènes de vie quotidienne, paisibles et bucoliques. La grotte de Trapéza témoigne des traces d’occupation qui remontent jusqu’au 1 850 av.J.C. Au sud du plateau, le village de Psichro, point de départ d’excursions vers la fameuse grotte où, selon la mythologie grecque, fût le lieu de naissance de Zeus.

Kato Zakros:
Le plus important site minoen de la Crète orientale. En 1961, un impressionnant palais fût découvert qui n’est surpassé de taille que par celui de Knossos. 6 500m² et environ 300 pièces réparties sur deux étages. C’est aussi un petit coin de paradis avec sa baie (baie de Zakros), ses bananiers, sa plage et ses tavernes. Belle randonnée à faire dans la gorge qui relie Ano Zakros à Kato Zakros (environ 1h30 de marche. Chemin balisé et fléché). Ce chemin est appelé « Vallée des morts », nom qui fait référence aux tombeaux de l’époque pré-minoenne (2 600 – 2 000 av. J.C.) creusés dans les parois rocheuses. A profiter pour visiter Xerokambos en suivant une piste carrossable, peu fréquentée, traversant de jolis paysages, de gorges sauvages et de belles criques pour aboutir à la plage d’Ambelos, en contrebas de Xerokampos, parmi les plus belles de Créte.

Hania (Chania ou La Canée):
Capitale de la Crète jusqu’ en 1972, la ville est la plus charmante de l’île. Même si les bombardements de la seconde guerre mondiale ont fait de gros dégâts, les vestiges ottomans et vénitiens, restaurés lentement mais avec goût, le vieux port de Chania, ses ruelles charmantes, ses restaurants et ses boutiques d’artisanat, son marché couvert aux odeurs orientales, et ses beaux musées maritime, archéologique, historique et écomusée, font de La Canée une ville qui ne laisse jamais indifférent. S’il on ajoute que la ville peut être le point de départ de nombreux circuits et randonnées, notamment celles de Samaria et Aradena, on peut dire qu’une semaine n’est pas trop pour découvrir ce beau département.

Gorges de Samaria:
La randonnée crétoise par excellence, une classique du genre, un peu galvaudée maintenant, mais quasiment incontournable, dans les gorges parmi les plus longues d’Europe (16km) et de l’avis du crétois qui vous écrit ces lignes, la plus belle… De 4 à 8h de marche, selon le rythme choisi ou imposé, cette randonnée est à la portée de tout le monde à condition d’être en bonne condition physique et avoir le pied sûr. En suivant le lit de la rivière, les gorges de Samaria débouchent sur Agia Roumeli, petit village côtier accueillant, avec ses cafés et restaurants donnant sur la mer et sa belle plage de sable. C’est une randonnée que l’on oublie pas. (voir la page de notre site sur les rendonnées).

Loutro
Site naturel exceptionnel, village charmant, paisible, sans voitures, et accessible soit à pied, pour les randonneurs, depuis, notamment, Aradena ou Hora Sfakion, soit par le bâteau qui fait la liaison (toutes les heures en haute saison) entre Paléochora – Sougia – Agia Roumeli – Loutro – Hora Sfakion. De nombreuses tavernes et chambres à louer. Pour les solitaires et les passionnées de la randonnée, Loutro est un endroit vraiment rêvé sans aucune exagération ! (pour une visite virtuelle de la Crète, voir page correspondante de notre site)

Les plages

En Crète, la nature, les montagnes et la mer sont très belles, mais il ne faut pas s’attendre à trouver partout des plages de sable fin comme à Phuket en Thailande. Le plus souvent vous aurez des galets. Si vous êtes accros à ces plages de sable fin, voilà quelques-unes. A l’ouest de l’île, Falassarna, Elafonissi, Balos. Au sud de Rethymnon, Frangokasstello, Preveli. A l’est de l’île, la plage de Vaï, entourée d’une forêt de palmiers. Jolie, mais aux mois de juillet et d’août, beaucoup de monde …

(Rédacteur: Nikos Papadogeorgakis / Degeorges Nicolas)

S'y rendre, se déplacer

Comment aller en Crète

Les principaux accès sont: Héraklion (port et aéroport), Rethymnon (port), La Canée (port et aéroport)

A. En avion

Les compagnies nationales (Air France, Swiss, Lufthansa, Alitalia …) desservent Athènes ou Salonique. Ensuite il faut prendre une correspondance, avec les Cies locales (Aegean, Sky Express, Olympic Air) pour Héraklion ou La Canée (Hania ou Chania). La durée du vol Paris/Athènes est d’environ 3:30 h.  Les vols charters sur la Crète, disponibles en général d’avril à octobre sont proposés à des prix allant de 150€ à 450€ suivant la période et la concurrence, et parfois même bien moins cher. Pour la plupart, ils atterrissent à Héraklion et rarement à La Canée (ouest de l’île).

Votre arrivée à Héraklion

Situation: Centre nord de l’île, qui fait un peu plus de 250 km de longeur. Il faut compter 1h pour se rendre à Rethymnon (80km) ou Agios Nikolaos (70km), et deux heures pour La Canée (160 km). Le nord de l’île est desservi par une voie rapide, qui relie l’est à l’ouest.  L’aéroport d’Héraklion, « Nikos Kazantzakis » est à 5km du centre ville. Pour s’y rendre, vous aurez le choix entre le taxi et le bus, la ligne N°1, en face du terminal. A Héraklion centre-ville, il y a deux gares routières, une à destination de l’est  de l’île, et autre de l’ouest avec des départs, en été, toutes les demi-heures. 

B. En voiture et en ferry

1. Depuis l’Italie

Le trajet est de 3 jours minimum si l’on passe par l’Italie. En tout cas, la durée du voyage permet difficilement d’envisager un séjour en Crète de moins de 15 jours.

Par l’Italie, via la Grèce continentale : prendre l’autoroute qui suit la côte est de la péninsule, pour arriver à Ancone, Bari ou Brindisi, 3 ports d’où partent les transbordeurs vers Igoumenitsa (nord ouest de la Grèce, en face de Corfou) ou vers Patras  (nord ouest du péloponèse) ; de là, en voiture vers Athènes-Le Pirée (env. 3 h de trajet), pour  prendre un bateau à destination de la Crète.
Vous pouvez aussi vous diriger  vers l’un des 3 ports du sud de Péloponnèse : Kalamata, Gythion, Neapolis, en direction de Kissamos (Kasteli) à l’ouest de la Crète.

2. Depuis la Grèce

* En bateau depuis la Grèce continentale :  3 ou 4 départs tous les soirs (vers 20h-21h) depuis Le Pirée (Piraeus, le port d’Athènes), en direction d’Héraklion, Rethymnon ou Souda ( le port de Hania ). Arrivée à 06h du matin. Ce sont des transbordeurs qui chargent motos, voitures, caravanes, camping-cars et camions. Deux compagnies se partagent les destinations: Anek Lines et Minoan Lines. Prix minimum (sans cabine): 35-40€.

En bateau depuis l’un des 3 ports du sud du Péloponnèse : Kalamata, Gythion, Neapolis, pour prendre le ferry en direction de Kissamos (Kasteli) à l’ouest de la Crète. La Cie est « ANEN Lines » Tel: 003028210 24148 ou 24187. https://www.ferries.gr/anen-lines/

En bateau depuis Santorin, et arrivée à Héraklion

En bateau depuis Rhodes, via les îles de Karpathos et Kassos. L’arrivée se fait aux ports de Sitia ou Agios Nikolaos

En règle générale, il est préférable de faire les traversées Le Pirée – Crète de nuit, et nous conseillons de réserver si possible une couchette, car les nuits sont très inconfortables sur les fauteuils pullman. Pour toute information : Liaisons maritimes en Grèce.  Ferries_en_Grece

Conduire en Crète

Lorsqu’on quitte l’axe nord de l’île (voie rapide), le réseau routier est composé de routes goudronnées, certes,  mais pas toujours bien entretenues. Des routes sinueuses, traversant les montagnes et les villages, en croisant des piétons et des … chèvres.  Donc, faites très attention !

Ici, on n’est pas en Suisse ! Ici, on a le record des accidents de la route dans l’UE. La ligne blanche continue, de séparation des voies, n’est pas respectée lors des dépassements, les clignotants sont aléatoires, et la bande d’arrêt d’urgence est utilisée pour se rabattre et se laisser dépasser par une autre voiture qui vous annonce son intention par des appels de phares pressants. Roulez donc sur cette bande d’arrêt d’urgence pour vous laisser dépasser. C’est autorisé (toléré ?) mais faites attention au cas où une autre voiture y est stationnée. Les vieux paysans crétois, accueillants et avenants par ailleurs,  mais avec leur vieux pick-up agricole Toyota, croient que la route leur appartient, et se garent à leur convenance.

Souvent, les ceintures de sécurité ne sont pas mises, certains motocyclistes roulent sans casque, les limitations de vitesse souvent dépassées allégrement, les feux tricolores parfois ignorés. J’ajoute que, la nuit, il faut être doublement vigilant. La fatigue et surtout l’alcool aidant, rendent les routes  dangereuses à cause de la vitesse excessive de certains et, surtout, des dépassements. Donc, prudence ! Enfin, si vous avez un accident, grave ou pas, il ne faut pas quitter le lieu. Idem pour l’autre véhicule impliqué. Prenez une photo de sa plaque, dans le cas où. Il y des conducteurs qui roulent sans permis et parfois ne sont pas assurés ! Appelez le 112 (service d’urgence, dans toute l’UE), et/ou le 100 de la police, et si vous avez une voiture de location, appelez immédiatement le loueur.

Bonne route et bonnes vacances dans cette île, belle et accueillante !

Nikos

(Rédacteur: Nikos Papadogeorgakis / Degeorges Nicolas)